
Elle garantit aussi et surtout la préservation et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel de la Côte viticole bourguignonne.
Les Climats du vignoble de Bourgogne représentent un héritage commun à préserver et à transmettre aux générations futures.
Créée en 2007, sous la présidence d’Aubert de Villaine, l’Association des Climats du vignoble de Bourgogne a porté le dossier de candidature et obtenu l’inscription au
Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2015. Elle est aujourd’hui garante de la « Valeur Universelle Exceptionnelle » (V.U.E.) du bien et est présidée par Gilles de Larouzière. Elle fédère depuis son origine l’ensemble des acteurs du territoire [services de l’état, collectivités territoriales, professionnels du monde du vin, élus, des acteurs économiques du territoire…] réunis depuis 2013 au sein de la Mission Climats. Son rôle est d’assurer la gestion durable du site dans le respect des valeurs du Patrimoine mondial que sont : la protection de l’authenticité et de l’intégrité du site, le développement de la connaissance autour des Climats et la transmission des valeurs du site aux générations futures.
L’Association est accompagnée dans ses missions par un conseil scientifique. Elle est en lien direct avec l’État et les Ministères ainsi qu’avec l’UNESCO.

Les membres du bureau auxquels s'ajoutent :
La Bourgogne s'est construite depuis 2000 ans sur un modèle fondé sur la recherche de l'expression caractéristique et unique de l'« identité de terroir » que possède un Climat. Cette recherche trouve son expression la plus exemplaire le long de cette Côte viticole d'à peine 60 kms qui sépare Dijon des Maranges, au sud de Beaune, où plus de 1500 Climats sont accolés les uns aux autres comme les pièces d'un grand puzzle. Chacun de ces « Climats » possède son histoire, son goût, sa place dans la hiérarchie des crus, tels que les a lentement construits le génie humain allié à un milieu naturel exceptionnel.
Associés aux villes de Dijon et Beaune, sièges historiques du pouvoir politique, économique et culturel, les « Climats » du vignoble de Bourgogne constituent un site d'une valeur universelle exceptionnelle, suffisamment précieux pour l'humanité pour qu'il importe d'en assurer la transmission.
C'est pourquoi l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial l'est au titre des « paysages culturels», œuvre conjuguée de l'homme et de la nature.
Les Climats du vignoble de Bourgogne ont été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO comme paysage culturel entendu comme « œuvre conjuguée de l’homme et de la nature, […] qui a une Valeur Universelle Exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou anthropologique. » Article 1, paragraphe 3 de la convention du Patrimoine mondial
Pour figurer sur la Liste du patrimoine mondial, les sites doivent répondre à au moins un des dix critères de sélection définis par l’UNESCO. Les Climats s’inscrivent dans deux d’entre eux :
Un témoignage exceptionnel sur une tradition culturelle vivante

Le géo-système des « Climats » du vignoble de Bourgogne qui associe le parcellaire des Climats, les villages de la Côte et les villes de Dijon et de Beaune, est un exemple remarquable de site viticole historique dont l’authenticité n’a jamais été remise en cause au fil des siècles et dont l’activité est aujourd’hui plus vivante que jamais. La vitalité de cette activité repose encore actuellement sur la transmission par les générations successives de pratiques expérimentées et l’accumulation depuis au moins dix siècles, de référentiels sur les savoir-faire viti-vinicoles. La hiérarchisation des lieux et des vins, s’est réalisée sous l’impulsion des pôles urbains de Dijon et Beaune qui s’affirment aujourd’hui encore comme des centres vitaux de la connaissance, de la formation scientifique et technique, du commerce et du négoce, et de la représentation institutionnelle. Elle s’est, de plus, accompagnée de la mise en place progressive d’un corpus réglementaire dont l’aboutissement correspond à la création en France, dans la première oitié du XXe siècle, des Appellations d’Origine Contrôlée (AOC).
Un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire qui soit représentatif d’une culture ou de l’interaction humaine avec l’environnement

Les Climats du vignoble de Bourgogne reflètent la construction historique d’un territoire viticole, dont le parcellaire est précisément délimité, qui exprime le fait culturel unique par lequel une communauté humaine a choisi la référence au lieu (un Climat) et au temps (le millésime) comme marqueur de la qualité et de la diversité d’un produit hautement reconnu, issu de l’oeuvre conjuguée du potentiel naturel et du travail des hommes. Ils sont en cela représentatifs de l’interaction de l’homme avec son environnement naturel particulier, la Côte viticole de Bourgogne, sous l’impulsion continue des pôles urbains de Dijon et de Beaune.
La reconnaissance et l’établissement progressif des Climats ont été matérialisés sous des formes diverses par des limites séparatives toujours en place (clos, haies, meurgers) ou des chemins pérennisés qui fixent encore de nos jours les données du sol qui sont spécifiques à chacun des Climats. Le patrimoine bâti des villes de Dijon et de Beaune représente le témoignage tangible de cette construction culturelle. Il est constitué d’édifices d’affirmation des pouvoirs et des institutions qui ont régi le territoire viticole, intimement liés aux lieux de production et de vie de ses acteurs. Depuis deux mille ans, la persévérance des hommes alliée au caractère unique des conditions naturelles ont fait de ce site le creuset exemplaire des vignobles de terroirs.
Destiné aux experts internationaux qui évalueront la candidature, le dossier permet d'appréhender le bien dans toutes ses dimensions (géographique, historique, etc.). Il décrit le site et ses qualités, qui justifient son inscription au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Il fait également apparaître les outils qui permettront de protéger et de gérer le site à l’avenir.